lundi 13 juillet 2009

Mumia...

Le condamné à mort noir américain Mumia Abu Jamal décrit dans un article pour Reporters sans frontières (RSF) quelques uns des sujets de ses papiers dans le couloir de la mort, où il affirme n'avoir depuis 27 ans "jamais manqué de sujets de reportage".Rendu public mercredi, cet article de quatre pages intitulé "Journalisme en enfer" a été rédigé le 23 mai 2009.Depuis sa prison, qu'il appelle la "Maison américaine de la douleur" ("The American house of pain"), il rappelle qu'avant sa condamnation à mort en 1982, il était journaliste pour une radio publique à Philadelphie (Pennsylvanie, est)."Il y a des dizaines de milliers de personnes en prison et donc des dizaines de milliers d'histoires", écrit-il. "J'écris sur des détenus condamnés injustement ou illégalement, la brutalité déchirante à laquelle ils sont soumis, victimes de sidérantes aberrations institutionnelles ou de cruautés à vous glacer le sang".Condamné à recevoir l'injection mortelle pour le meurtre d'un policier blanc qu'il nie et après un procès émaillé de nombreuses irrégularités selon son avocat, Mumia Abu Jamal, 54 ans raconte son combat dans les années 1990 pour obtenir le droit, au nom de la liberté d'expression, de poursuivre ses activités journalistiques dans le couloir de la mort."Cela m'a pris des années de bataille judiciaire et des journées entières assis dans une salle d'audience avec des chaînes aux pieds si serrées que mes chevilles enflaient et saignaient", décrit-il.Il évoque ce détenu blanchi après vingt ans dans le couloir de la mort, écarquillant les yeux en voyant pour la première fois un téléphone portable, ou un autre qui craignait d'avoir un cancer et s'est pendu avec ses lacets."J'ai relayé cette affaire mais sans aucun plaisir", affirme-t-il."C'est mon terrain caché, que même les journalistes les plus intrépides ne peuvent pénétrer". AFP

Le Togo

Le parlement togolais a adopté à l'unanimité une loi abolissant la peine de mort et convertissant en prison à vie les peines capitales déjà prononcées et non exécutées.La dernière exécution capitale au Togo date de 1978. Selon cette loi, les condamnations à mort prononcées par les juridictions compétentes, mais non encore exécutées à la date d’entrée en vigueur de ce texte, sont "converties de plein droit en peine de réclusion perpétuelle".La séance du parlement qui a adopté la loi hier soir s'est déroulée en présence du chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, en visite au Togo. "Le Togo vient de franchir un grand pas. C'est un évènement historique pour ce pays, car la peine de mort est considérée aujourd'hui comme un châtiment inhumain et dégradant", a affirmé M. Zapatero devant des députés togolais. Arrivé à Lomé hier après-midi en provenance du Nigeria, M. Zapatero avait eu un entretien avec le président Faure Gnassingbé, avant de se rendre avec ce dernier au Parlement.Le commissaire européen au Développement Louis Michel s'est également félicité depuis Bruxelles du vote, y voyant un "signe fort de l'attachement de ce pays aux droits fondamentaux humains" et aux "valeurs auxquelles l'Europe s'identifie". Pour M. Michel, ce vote est "une manifestation supplémentaire d'un enracinement durable de la démocratie et de l'Etat de droit au Togo".Le président de la Ligue togolaise des droits de l’homme, l'avocat Raphaël Kpandé-Adzaré, a pour sa part parlé de "journée historique pour le peuple togolais". "Nous menions ce combat depuis plusieurs années. Le maintien de la peine capitale dans notre ordonnancement juridique, notamment le code pénal, était contraire aux textes internationaux auxquels le Togo a adhéré. C’est un grand pas que le Togo a fait en matière de protection de la vie", a-t-il déclaré à l'AFP

jeudi 28 mai 2009

Troy

WASHINGTON (AFP) —
Des militants anti-peine de mort et Amnesty international ont appelé mardi au réexamen de la situation de Troy Davis, un Noir qui, depuis près de vingt ans dans le couloir de la mort en Géorgie (sud-est), affirme être innocent du meurtre d'un policier blanc en 1989.Alors que le condamné attend d'un jour à l'autre une nouvelle date d'exécution après l'échec de son recours en cour appel en avril, un rassemblement était prévu à Atlanta dans le cadre d'une journée d'action d'Amnesty international à travers tous les Etats-Unis.Le 16 avril, une cour d'appel fédérale a estimé par deux voix contre une que Troy Davis, 40 ans, n'avait pas fourni "d'éléments suffisamment convaincants pour démontrer son innocence et nous obliger à agir".Beaucoup des arguments avancés se basaient sur des problèmes de dépassement de délais pour le dépôt d'appels ou de recours. La suspension de son exécution avait néanmoins été prolongée de 30 jours pour qu'il puisse faire appel devant la Cour suprême des Etats-Unis."Cette affaire illustre les défauts du système de la peine de mort et l'ignoble réalité: la justice ne s'applique toujours pas de manière égale dans ce pays", a commenté Larry Cox, directeur d'Amnesty USA dans un communiqué.La situation de Troy Davis "est tombée dans les failles béantes de notre système judiciaire où de solides éléments (prouvant) l'innocence disparaissent sans laisser de traces", a-t-il ajouté.Troy Davis a échappé deux fois in extremis à l'injection mortelle depuis septembre 2008. Il a été condamné à mort pour le meurtre d'un policier blanc à Savannah (Géorgie), sans preuve matérielle mais sur la foi des déclarations de neuf témoins dont sept se sont depuis dédits.Il est devenu un symbole de la lutte contre la peine de mort aux Etats-Unis.
Le pape Benoît XVI, le Conseil de l'Europe, l'ancien président américain Jimmy Carter, le prix Nobel de la Paix Desmond Tutu se sont engagés pour qu'il obtienne un nouveau procès

vendredi 20 mars 2009

Bonne nouvelle!!!!

LOS ANGELES (AFP) — Le gouverneur du Nouveau-Mexique (sud-ouest) a promulgué mercredi une loi abolissant la peine de mort dans son Etat, qui devient le 15e des Etats-Unis à ne pas imposer le châtiment suprême."J'ai décidé de signer le texte de loi qui abolit la peine de mort dans l'Etat du Nouveau-Mexique", a déclaré le démocrate Bill Richardson dans un communiqué diffusé par son bureau.L'annonce de cette décision intervient cinq jours après l'adoption par le Sénat du Nouveau-Mexique du texte abolissant la peine capitale. Les sénateurs avaient voté la proposition de loi par 24 voix contre 18, après que la chambre basse du parlement l'eut entérinée.Mais M. Richardson pouvait encore opposer son veto à la législation, et avait laissé planer le doute sur ses intentions. Mercredi, dans un communiqué, il a d'ailleurs souligné avoir longuement réfléchi à ce sujet."Aujourd'hui marque la fin d'un long parcours entre le sujet de la peine de mort et moi. Pendant toute ma vie d'adulte, j'ai cru avec fermeté que la peine de mort était un châtiment juste, dans des cas très rares, et seulement pour les crimes les plus abjects. Je le pense toujours", a précisé M. Richardson, 61 ans."Mais il y a six ans, lorsque j'ai pris mes fonctions de gouverneur de l'Etat du Nouveau-Mexique, j'ai commencé à remettre en cause mes opinions sur la peine de mort", a encore indiqué M. Richardson, qui avait été encouragé lundi à prendre cette décision par le puissant groupe de défense des droits civiques ACLU."Le problème est devenu plus tangible pour moi parce que je savais que le jour arriverait lors duquel l'une de ces deux choses arriverait: soit je devrais prendre une décision quant à un projet de loi pour abolir la peine de mort, soit, (perspective) plus difficile, je devrais signer l'arrêt de mort de quelqu'un", a ajouté l'homme politique, ancien candidat à l'investiture de son parti pour la course à la Maison Blanche."Quelle que soit mon opinion sur la peine de mort, je n'ai pas suffisament confiance dans le système judiciaire dans son fonctionnement actuel, pour être l'arbitre final lorsqu'il s'agit de décider qui meurt et vit après un crime. Si l'Etat doit prendre cette décision extraordinaire, le système doit être parfait et ne peut jamais se tromper", a plaidé le responsable."Mais la réalité est que le système n'est pas parfait, loin de là. Le système est par essence défectueux. Les analyses d'ADN l'ont prouvé. Des innocents ont été mis dans le couloir de la mort dans tout le pays", a-t-il remarqué, reprenant l'un des arguments des opposants à la peine capitale.Ces dernières semaines, les élus du parlement du Nouveau-Mexique, dominé par les démocrates, avaient dit espérer que M. Richardson, qui n'est plus candidat à des fonctions nationales après avoir renoncé à devenir le secrétaire au Commerce du président Barack Obama, scellerait l'abolition.Les partisans de l'abandon de la peine de mort dans un Etat qui n'a exécuté qu'une seule personne depuis 30 ans et compte deux personnes dans son couloir de la mort faisaient en outre valoir qu'imposer une détention à perpétuité réelle au lieu de procéder à des exécutions ferait économiser plus d'un million de dollars par an.Le Nouveau-Mexique, un Etat pauvre et en majorité désertique, est l'un des quelque dix Etats américains qui ont entrepris, à divers degrés, une procédure d'abolition de la peine capitale. Jusqu'à mercredi, les Constitutions de 36 Etats sur 50 acceptaient la peine de mort, réautorisée par la Cour suprême en 1976.

God bless you M.Richardson!

lundi 16 mars 2009

Un peu d'espoir

PHOENIX - Le Congrès de l'Etat américain du Nouveau-Mexique s'est prononcé pour l'abolition de la peine de mort qu'il veut remplacer par la détention à perpétuité.Le Sénat de cet Etat du Sud-Ouest, dominé par les démocrates, a voté vendredi par 24 voix contre 18 en faveur de l'abolition de la peine capitale. La Chambre des représentants du Nouveau-Mexique s'était déjà prononcée dans ce sens.La décision doit maintenant être approuvée par le gouverneur Bill Richardson, un démocrate dont on ignore la position.Deux condamnés à mort attendent actuellement leur exécution dans les prisons de l'Etat.Si l'abolition est décidée, le Nouveau-Mexique sera le 15e Etat américain à dire non à la peine de mort.Il y a eu plus 1.130 exécutions aux Etats-Unis depuis les années 1970.

Le Nouveau-Mexique est l'un des quelque dix Etats américains qui ont entrepris, à divers degrés, une procédure d'abolition de la peine capitale. Jusqu'ici, les Constitutions de 36 Etats américains sur 50 acceptent la peine de mort, réautorisée par la Cour suprême en 1976.

jeudi 29 janvier 2009

Encore une erreur dans le sysytème!

WASHINGTON, 27 jan 2009 (AFP) -
Larry Swearingen, 37 ans, qui devait mourir mardi soir dans un pénitencier du Texas, a vu l'injection mortelle suspendue grâce aux témoignages de quatre médecins légistes qui ont révisé l'heure de la mort de la victime, selon des documents judiciaires obtenus mardi.Lundi, la cour d'appel fédérale de Houston, au Texas, a suspendu l'exécution de M. Swearingen, condamné à mort en juillet 2000 pour le viol et le meurtre de Melissa Trotter, 19 ans, dix-huit mois auparavant.Le corps de la jeune fille, qui avait disparu le 8 décembre 1998, a été retrouvé dans une forêt le 2 janvier 1999. Elle avait été violée et étranglée et son corps était en état de décomposition.Larry Swearingen a été condamné à mort sur la base de l'autopsie selon laquelle la jeune fille était morte le jour de sa disparition. Mais, après que trois médecins légistes ont conclu dans leurs contre-expertises que la jeune fille était morte plus tard - entre quelques jours et deux semaines avant la découverte du corps -, l'auteure de l'autopsie a elle-même, fin 2007, revu la date de la mort. Or, Larry Swearingen a été incarcéré le 11 décembre dans une affaire de stupéfiants, l'innocentant de fait.La cour d'appel a estimé que les nouveaux éléments apportés étaient suffisants pour appuyer un réexamen de la culpabilité devant un tribunal de première instance et a en conséquence suspendu l'exécution. La cour a en revanche refusé le réexamen de plusieurs autres éléments.

lundi 17 novembre 2008

Executions à venir...

Scheduled Name State
November 11/6/2008 Elkie Taylor Texas
11/12/2008 George Whitaker III Texas
11/13/2008 Denard Manns Texas
11/18/2008 Eric Cathey Texas
11/19/2008 Rogelio Cannady Texas
11/19/2008 Gregory L. Bryant-Bey Ohio
11/20/2008 Robert Hudson Texas
11/21/2008 Marco Allen Chapman Kentucky

December 12/2/2008 Clayton Ellington (stay likely) Georgia
12/3/2008 Darold Ray Stenson Washington
12/8/2008 Antoinette Frank Louisiana
12/19/2008 Dale Wayne Eaton (stay likely) Wyoming

January 1/14/2009 Curtis Moore Texas
1/15/2009 Jose Garcia Briseno Texas
1/22/2009 Darwin Brown Oklahoma
1/22/2009 Reginald Perkins Texas

February 2/4/2009 Steve Henley Tennessee
2/4/2009 David Martinez Texas

March 3/2/2009 Bennie Adams (stay likely) Ohio
3/3/2009 Willie Earl Pondexter Texas
3/10/2009 James Edward Martinez Texas
3/11/2009 Luis Salazar Texas